lundi 20 février 2012

" SAUVONS L’ORTHOGRAPHE "

Il y’a quelques semaines, j’ai découvert sur Facebook un groupe dénommé : « Sauvez l’orthographe, mangez un jeune ». Ce groupe au nom anecdotique, se fondant sur le constat que les jeunes éprouvent d’énormes difficultés orthographiques, rassemble un peu plus d’un millier de personnes. Comme les initiateurs de ce groupe, je me suis posé la question suivante : pourquoi écrivons-nous avec tant de fautes ? Pour attaquer le sujet, il était important que j’obtienne des points de vue de personnes de mon entourage. J’ai d’abord posé la question à un instituteur, ensuite à un ainé puis finalement à un ami étudiant en lettres modernes.


  Le mépris de la dictée
 L’instituteur dénonce le mépris de la dictée scolaire et la culture de la légèreté. Pour lui, la dictée scolaire, créneau idéal d’apprentissage et de perfectionnement de la langue, est mise à mal. La pratique de cette activité n’est plus régulière dans nos écoles et les fautes sont de moins en moins sanctionnées. Il décrit également la culture de la légèreté et le niveau d’exigence terriblement bas au regard, notamment de ce qui était demandé, il y a quelques années. Ainsi, l’on voit des jeunes, aller du collège à l’université, trainant dans leurs cartables les mêmes lacunesUn manque de lecture Selon mon aîné, la principale cause de ce phénomène serait le mépris de la lecture. Il ajoute que les jeunes développent, ce qu’il qualifie lui-même de « dépendance chronique » à l’égard des technologies de l’information et de la communication. Ainsi nous sommes plus intéressés par Internet et par nos téléphones portables que par nos petits bouquins. Par exemple, à cause du correcteur d’orthographe installé sur les ordinateurs, les jeunes n’ouvrent plus le dictionnaire.

L’abus d’Internet
L’étudiant, quant à lui, y voit principalement le résultat de l’utilisation abusive des technologies de l’information et de la communication : Internet avec les réseaux sociaux et les blogs. Pour lui, Internet favorise l’illettrisme des jeunes à travers messageries instantanées et la culture de l’abréviation. Même argument en ce qui concerne l’utilisation des téléphones portables avec les sms.

Des solutions?
Plusieurs solutions sont envisageables ici, selon nos interlocuteurs. En premier lieu, une meilleure politique de la lecture. Ce qui passe par l’organisation d’ateliers d’écriture, la promotion des bibliothèques mobiles afin de faciliter l’accès des ouvrages aux nombreux jeunes qui n’ont pas accès aux bibliothèques par manque de moyens. Il faut ajouter à cela, une meilleure intégration de la lecture dans les programmes scolaires et dans les activités culturelles dédiées aux élèves (exemple : Vacance Culture). Il faut également insister sur l’importance de la dictée scolaire en la rendant obligatoire au collège et même au lycée. Des activités utiles Enfin, l’organisation de concours d’orthographe ou de dictée serait la bienvenue dans le but de favoriser une émulation saine entre les apprenants. Les parents doivent suivre leurs enfants en les aidant à améliorer l’orthographe. Il peuvent aussi offrir à leurs progénitures des cours de remise à niveau et les aider à être moins dépendant du « cyberlanguage ». Pour notre part, nous pensons que si ces solutions sont appliquées correctement, elles contribueront grandement à redorer le blason de notre système scolaire. A côté de tout cela, les médias, décriés à tort ou à raison, doivent jouer leur partition. La télévision par exemple, peut concevoir des émissions littéraires attractives, consacrées aux enfants, aux adolescents et même aux adultes.

Kevin Sesse 
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